Je suis toujours aussi frappé de constater que la grande majorité des personnes rencontrées rest en permanence dans un discour purement formel et englué dans la matière. C'est à se demander où est passé l'esprit et où est la lumière. Règne de l'avoir au détriment de l'être.
Et pourtant, dans le secret des coeurs, se cache le rêve d'un monde meilleur. Plus de fraternité, authenticité, sincérité. C'est un grand jeu de masques. L'esprit et la lumière seraient-ils mis au banc de la société ?
la présence du piano est encore monter d'un cran.
Concert dans le noir TRAVERFSEE NOCTURNE le 16 mars au "chien qui fume". Un rendez-vous important avec le public d'Avignon. C'est mon travail actuel de composition autour de ma démarche "musique incantation en piano solo" que je vais présenter ici. Construction d'une couleur à partir d'une note, d'une harmonie, d'un rythme pour entrer en résonance avec un univers qui peu à peu se révèle et se dévoile, travail de mémoires. c'est une transe ou peut-être une transparence. Savez-vous que l'on peu franchir des portes lorsqu'on atteint et touche cet état. Un Voyage immobile, un rituel ou cérémonie intérieure. Oui, être en connection avec l'intime, la sensibilité de chacun. Une expérience marquante, une empreinte, une rencontre qui laisse des traces.
Aujourd'hui 25 décembre noël 2011. La rue, la ville est plongé dans le silence. Une catastrophe, le cahos ? Non non, les familles sont juste réunies atablées... Cadeaux, plats de circonstance, vin, champagne.
Vous y croyez , vous souscrivez réellement à cette convention plutôt figée ? se retrouver, sourire obligede, prisonnier de la lourdeur familiale, les mêmes grimaces et masques depuis tants d'années. Ce qui est réconfortant est de penser que la semaine prochaine, on pourra revisiter la saint silvestre "en toute liberté" et recommencer avec paillettes le même genre de comédie. Drôle non ?
Ils ont trouvé un accord européen de la dernière chance ? Oui plutôt marrant car c'est sans doute pour mieux s'entredévorer et surtout croquer à pleines dents les population. Non, qu'en pensez-vous ? Quel est ce cinéma une fois de plus ? C'est le grand show. Vents de panique mais on est là pour vous sauver, comptez sur nous. On fera le maximum. Vive les frères rapetout.
Et si nous formions tous un seul et grand réseau de résonances. Chaque être, chaque individu, pouvant alors être vu comme mosaïque, construction ou architecture sonore. Rencontres harmoniques, combinaisons rythmiques, les humains se croisent et se rassemblent au gré des courants, au gré des mouvements. Nous nous construisons et évoluons autour d'un son fondamental, une note. C'est là notre identité profonde, notre signature intime, notre signature sonore. L'expérience de vie s'inscrira dans cette recherche de tonalités voisines, voire de couleurs complémentaires. Unissons, quintes, intervales de quartes et de sixtes, accords majeurs ou encore mineurs, les champs musicaux et parcours sont multiples ; nombreuses sont les partitions à déchiffrer.
En musique, un silence est une valeur muette. Il serait peut-être important d'y songer, d'y penser. Cette valeur ou respiration est un rythme au même titre qu'une note, qu'un son.
Faire silence, entrer dans le silence, c'est ouvrir une dimension, un espace rythmique à l'intérieur de nous. Alors, peu à peu, tout s'apaise. L'horizon s'élargit, nous sommes en résonance, en contact avec l'immensité. Toucher le silence, c'est toucher la profondeur.
Nous vivons dans un bruit permanent. Agitation extérieure, agitation intérieure. C'est le vacarme, le bruit assourdissant, le chaos de la société, modèle de profit et de consomation. Quelle belle et savoureuse folie que cette surenchère d'informations et messages en tout genre ! Inflation galopante des médias. La surabondance des outils de communication et autres réseaux de mise en relation faisant un véritable tire de barrage. Le silence n'a plus qu'à bien se tenir ; sa place, sa légitimité sont remises en question ; le silence est suspect. Il sera peut-être bientôt déclaré hors la loi. Le souffle, la respiration, ne seraient-ils pas une menace ou synonyme de menace pour cette société de la vitesse, de la rentabilité et de sa course effrénée ?
Quel bruit !
Il y a de nouveaux continents à explorer et l'espace sonore en est un. C'est l'univers, le monde de l'écoute et l'impact du son sur notre sensibilité, notre psychée, notre imaginaire. Il y a des chemins qui ouvrent des territoires intérieurs oubliés, faisant émerger des connections subtiles, des mémoires enfouies.
Il est vrai que le règne écrasant de l'image repousse, sans cesse, cette dimension hors champs. Relèguant l'espace sonore au rang de quantité négligeable, voire d'illustration au service de l'idole, l'image nous plaque, nous projette inlassablement à l'extérieur de nous-mêmes. C'est la surface, l'apparence et bien-sûr le paraître. Une société vampirisante qui nous entraîne toujours davantage dans le chaos permanent de ses représentations.
course effrénée en tout genre, consomation débridée, débauche d'images, rythme toujours plus accru, une inflation galopante, poison délicieux et entrave redoutable, car comment s'en affranchir ?
Comment se poser, se retrouver et se rencontrer ?
M'asseoir en tailleur sur le balcon, me laisser envahir par la sonorité des cloches qui résonnent dans l'espace, appel, respiration, ouverture sur l'immensité et le ciel. Les drapeaux tibétains, accrochés à la rambarde, volent au vent. Dimanche, la rue est silencieuse. Juste quelques voix de passants en-dessous, roucoulement d'un pigeon et le son fluté d'un merle qui s'élève d'un toit voisin. Je me glisse, me coule dans les sensations, dégustant chaque instant. Le silence s'étend sur la ville, parfois brisé par le moteur d'une voiture. Au loin, une cloche rythme l'espace. C'est la douceur paisible d'une fin de matinée. La menthe, la verveine et le petit figuier reçoivent à présent les rayons du soleil. C'est la paix, le calme, la quiétude. Petits bonheurs simples et joie profonde.
Véritables images d'apocalypse.
Tremblement de terre, tsunami et catastrophe nucléaire au Japon. Une situation allucinante qui dépasse les scénari les plus ravageurs. Je reste sans voix, abasourdi par l'étendue, l'ampleur, la dévastation...
Cela va certainement redonner un sursaut, un regain d'activité aux adeptes, aux fissurés du 21 12 2012...
Catastrophe en chaîne, destruction massive, abomination...
Il serait temps, si il est encore temps, de sortir du nucléaire, d'abandonner cette voie mortifère, ce poison, les nouvelles cathédrales de la mort. Cela va-t-il enfin faire bouger la folie du capitalisme, du profit ? L'heure est grave, le monde est dans une impasse. La terre, la nature doivent être respectées, c'est notre mère nourricière. Mes pensées vont au peuple japonais et toutes les victimes de cette immense tragédie.
Mes pensées vont aussi aux libyens ;l'épouvante des populations sous le feu de son dirigeant ! sans parler de la meute hurlante des pays européens prêts à fondre sur la Libye pour en découdre et se partager le gâteau, le pétrole.
Cela fait trop lontemps que ça dure, ce bourbier, ce merdier, le gachi partout. A quand le grand coup de balais pour nettoyer notre vieille terre et la rendre tout simplement vivable ?
En espérant que cela ne sera pas une nouvelle combine...
Créer, un acte aux résonances multiples. Oui, c'est se mettre en état de recevoir, d'accueillir et chevaucher la vague, le souffle. Une porte que l'on ouvre, des espaces que l'on découvre pas à pas.
Une dimension en résonance, en réponse au désir, désir d'être, de dire, de raconter. C'est aller à la rencontre de nos géographies, nos paysages intérieurs. Un jeu subtile entre visible et invisible.
2011 c'est parti. Une nouvelle année avec son cortège de désirs ou résolutions...
Pour moi, une année sous le signe de l'organisation, communication pour mes 2 activités, sculpture
et musique.
Création puis bouger, contacter, se déplacer. Caramba !
C'est parti pour 2011, une nouvelle année, un nouveau chapitre à écrire, à vivre, à créer. Envies, désirs, rêves... Accélération dans le domaine de la sculpture, de la communication.
Expositions et travail à l'atelier, réalisation de nouveaux bronzes. Et puis, la musique bien sûr au coeur, au centre du mouvement. Une musique méditative, contemplative au piano. Enfin, le son et les voyages, l'Inde toujours dans mes pensées. Une belle année 2011 à chacun, riche et féconde, faite de découvertes, de nouveautés, de créativité. Repoussons les limites, écartons les liens qui nous entravent. Du souffle, de la liberté. Pouvoir exprimer réellement qui nous sommes.
10 octobre 2010, 3/10 pas mal !
Voici une date intéressante et peu banale. Cela m'inspire. Symboliquement, c'est plein, c'est rond, c'est porteur de création féconde. Toujours surprenant cette rencontre, ce croisement de chiffres, de nombres identiques. Concordance, alignement, conjonction...?
Perdre la vue, à 9 ans, signifie un changement de cap, un véritable bouleversement dans la vie de l'enfant, pour le devenir de cet individu.
C'est radical et sans appel.
Etrange parcours dans une société entièrement basé sur le visuel. Je me sens parfois comme un exilé, un voyageur entre 2 mondes, 2 univers. Visible, invisible. Apprendre à faire le grand écart et le pratiquer relève quelquefois de l'acrobatie... L'absence du regard ? Une question, une thématique et situation bien extrême.
Voir, ne pas voir, hum!, énorme interrogation. La différence, l'inconnu, l'étranger, la peur, tant de points et réalités auxquels je suis confronté au quotidien chez le passant, l'homme de la rue. Se laisser toucher, aider, accepter et faire confiance. Le maître mot est lâché, oui, la CONFIANCE !!!
Une expérience vraiment à part, croyez-moi. Caramba.
Gilles
Aujourd'hui 9 septembre, jour anniversaire de l'entrée en cécité. Cela fait 41 ans !
Comme le temps passe...
C'était une fin d'été, le 09 09 1969 et javais 9 ans.
Alors je peux le dire : c'est un drôle de chemin et de cheminement.
Tenter de faire du neuf, 69, année érotique, donc vivre dans la sensualité et le plaisir, ou bien, qui vole un neuf vole un boeuf.
Voici quelques réflexions et sujets de méditation.
Gilles